Back to hardtail : The SHAN of Hazzards – part 4 – Les sensations! Le bilan.

Voici le dernier épisode de description de mon nouveau VTT (en détails aux épisodes précédents : épisode 1, épisode 3). Après tout un été en station et sur les chemins des alpes, je pense avoir eu le temps d’évaluer tout son potentiel.

Pour commencer, direction Chamrousse !

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J’ai poussé le SHAN jusqu’à la station de Chamrousse (au sens propre sur une bonne partie de la montée). Je n’ai fait qu’une descente : la transhumance qui part du haut du télécabine et arrive à Chamrousse 1650 (plan des pistes de la station). Après cette descente j’ai fait une pause avec une crêpe et un perrier avant d’entamer la descente jusqu’à Uriage à 400 m d’altitude soit 1200 m plus bas, une descente par les chemins forestier.

 

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Et alors ce montage, ça donne quoi ?

Avec ses gros pneus, sa fourche de 160 mm de débattement, des axes de roues traversants, le poids du vélo atteint 13 kg . C’est beaucoup pour un semi-rigide avec des pneus tubeless. Par contre le vélo est solide ce qui donne confiance pour essayer des sauts, des chemins techniques que sinon je n’oserais pas prendre.

Le cadre est court, le vélo est très compact et la position n’est pas trop avancée sur le guidon.

Le pédalage est génial, la tige de selle reverb (episode 3) permet d’être toujours dans la meilleure position et le rendement du semi-rigide permet de grimper pas mal de chemins. On peut particulièrement s’amuser sur des chemins techniques jusqu’à ce que le bonhomme ne soit défaillant.

Pour la descente, le SHAN est plus dur à maitriser qu’un vélo tout suspendu. Si la piste n’est pas trop défoncé on s’éclate, pour prendre des tables et des gaps c’est le pied.

Quand le terrain commence à être défoncé c’est la qu’il faut maitriser où on met les roues. Le cadre est rigide donc les jambes ne se reposent jamais surtout les mollets qui ne sont pas habitués à travailler autant à la descente.

L’adhérence est beaucoup plus faible, on peut donc faire des sorties de virages si on n’est pas assez prudent. Mes freins, les « avid Elixir 3 », ne sont pas les meilleurs freins pour maitriser ce vélo.

Le manque d’adhérence peut aussi être apprécié sur les chemins forestiers. On a alors l’impression d’être au volant de la « Général Lee » (la Dodge Charger des Dukes of Hazzard) et on prends les virages en dérapage.

 

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Le vélo réagit très bien grâce à sa rigidité. On peut se laisser aller à prendre de la vitesse en choisissant une trajectoire adéquate, comme le vélo répond très bien on peut placer la roue sur une trajectoire assez précise qui évite les cailloux et les racines. Comme le SHAN est compacte, on peut facilement passer la roue arrière au dessus d’obstacles gênants pour un semi-rigide. Je ne suis pas un expert en cadre mais celui-ci n’est pas un simple semi-rigide. Il est bien plus confortable que le premier pro que possède maintenant Tristan. Il ne bronche pas quand la roue arrière tape un peu fort.

Après plusieurs sorties, « l’upgrade » et le bilan.

Après cette sortie à Chamrousse, j’ai emmené le SHAN aux 2 alpes pendant les crankworx des 2 alpes, et la le freinage a été pénible sur le « free raid black » qui reprenait le parcours des Enduros World Series. Des pentes engagés et des descentes longues demandent bien plus que ce que des élixir 3 peuvent fournir, j’ai donc décidé de changer les freins et j’ai finalement acheté un groupe ZEE complet chez Probikeshop. Ce groupe est une vrai bonne surprise, les freins manque certe un peu de réglages, mais pour le prix auquel on trouve ce groupe, il n’y a pas à se plaindre. Le freinage est précis, constant et efficace.

Et je suis ensuite aller aux 7 Laux, à Châtel, puis aux 2 alpes et j’ai fait une sortie enduro (en haute Roya). Et pour finir l’été j’ai emprunté la piste de la mégavalanche à l’alpe d’Huez. Le bilan est alors très bon pour le vélo, qui une fois équipé de bon frein n’est plus difficile à maitriser une fois fatigué dans une piste engagée.

Il y a bien sûr quelques inconvénients, en particulier certaines conséquences directes de l’absence d’amortisseur. Afin de conserver une bonne adhérence j’ai enfin osé diminuer la pression de mes pneus (j’ai longtemps été un adepte des 3 bars de pression). Mais une fois la pression diminué il faut faire attention à ne pas pincé. Et malheureusement, j’ai fini par pincer si violemment à Châtel, que le pneu s’est déchiré. Et donc pour la suite de l’été, j’ai testé un peu tout et je roule maintenant avec un Minion DH (en 2.5) à l’avant avec une pression autour de 2,1 bar et un High Roller à l’arrière (en 2.35) avec une pression de 2,6 bar. Les deux pneu ont une gomme très tendre, c’est ainsi que je vais chercher le grip même sur le pneu arrière. Voici un peu ce que ça donne :

Me, my Shan and « Les 7 Laux » from Yann NICOLAS on Vimeo.

A last ride in les 2 alpes from Yann NICOLAS on Vimeo.

Un vrai enduro, et un vrai joueur.

Une fois bien équipé, le SHAN est donc bien adapté à la pratique de l’enduro. Mais c’est avant tout un vrai joueur, un vélo avec lequel on va pouvoir aller en station, sur des pistes avec du « flow », donc des pistes très roulantes avec des sauts sont parfaites pour le SHAN. Enfin, j’ai réussi avec mon SHAN of HAZZARD à mon meilleur été de « ride ».