Comment choisir ses lampes de vélo ?

Si votre résolution du printemps est de venir au bureau en vélo, vous allez rapidement découvrir que le vélo n’est en fait que votre premier achat et qu’il va falloir un peu s’équiper. Voici un peu plus deux mois que je « commute » (faire le trajet maison-bureau) en vélo, je vais essayer de résumer ce que j’ai appris sur l’équipement nécessaire en commençant aujourd’hui par l’éclairage.

Critères de choix :

– la puissance : la puissance dont vous aurez besoin dépendra de la nature de votre trajet. En ville, le cycliste n’a pas besoin de voir mais seulement d’être vu, la route étant éclairée par l’éclairage publique. Sur des routes sans éclairages, le cycliste a en plus besoin de voir et ce besoin s’accroit sur les chemins. Il faut toutefois faire réellement attention à ne pas avoir une lampe trop puissante qui pourrait éblouir les autres usagers de la route (c’est un problème à Londres).

La puissance d’une lampe se compte en lumen, une petite lampe de vélo est autour de 20 lumens et les phares pour VTT peuvent être très puissants.

Si les lampes ont habituellement des variateurs pour modifier la puissance et le type d’éclairage (fixe ou clignotant), ils ne sont pas facilement actionnable à chaque fois qu’on croise quelqu’un.

– le mode de fixation : Le mode de fixation est important pour différentes raisons.

  • Il faut tout d’abord que la lampe soit solidement attachée pour ne pas tomber si jamais vous descendez un trottoir.
  • Il faut aussi pouvoir retirer les lampes facilement quand vous vous arrêtez.

En arrivant à Londres, je n’avais aucune lampe et suis allé dans le premier magasin que j’ai trouvé pour en acheter. La fixation avant était un peu faible et a cassé. La fixation arrière était plus robuste mais il est était difficile de décrocher la lampe donc il m’arrivait de la laisser sur le vélo quand je m’arrêtais quelque part. Elle m’a bien sûr été volée.

Les lampes se fixent généralement sur le cadre mais on trouve aussi des lampes (ou juste un support adapté) à fixer sur le casque ou le sac, dans la veste et jusque dans les rayons. Je pense que pour ceux habitants dans des villes au traffic chargé, les lampes en hauteur peuvent être intéressantes. En effet, dans un bouchon, quand les vélos sont très proches des voitures, les lampes du vélo peuvent être sous le capot des voitures élevées (4×4) et donc invisibles.

– la batterie / mode de chargement : Plus une lampe sera puissante, plus elle se videra rapidement. On trouve trois modes de batterie.

  • les piles
  • la batterie rechargeable sur USB
  • la batterie rechargeable avec chargeur adapté.

J’ai fait le choix de la recharge sur USB et je recharge les lampes au bureau. Je pense que c’est réellement le mieux pour un usage quotidien.

– le prix : Les prix commencent bas (mois de 10 euros) pour les toutes petites lampes et peuvent monter à bien plus de 100 euros pour les plus belles. Inutile et dangereux d’investir dans des lampes haut de gamme puissantes, il ne faut pas non plus hésiter à investir un peu car ce sont des éléments de sécurité très importants.

J’ai fait le choix de la Macro Drive de Lezyne à l’avant et la Micro Drive à l’arrière. Ce sont des lampes puissantes car mon parcours quotidien passe par 20 minutes de chemin non éclairé le soir.

Leur fixation, notamment à l’avant, n’est pas très forte, je les recommanderai donc pas en vtt mais c’est suffisant pour la ville et elles se décrochent facilement pour se mettre dans le sac quand on le laisse le vélo sans surveillance.

Macro Drive :

macro drive


Micro Drive :

micro drive

Vous pouvez retrouver les lampes Lezyne avec les accessoires sur le site de Commencal.

On trouve un grand choix de lampes de vélos sur Alltricks et Probikeshop.

Je recommande aussi d’avoir une lampe frontale constamment dans son sac en cas de crevaison. Il n’est rien de plus désagréable que de crever la nuit en sortant du bureau, encore plus sous la pluie. Mais sans lumière, cela devient un vrai calvaire. On trouve des modèles vraiment compact et peu chers (ici 19 euros sur Probikeshop).

Je pense que je vous parlerai aussi des gilets jaunes que l’on voit sur quasiment tous les cyclistes à Londres. Si j’ai oublié des choses, n’hésitez pas le dire en commentaire.