Essai du masque antipollution « Setlaz »

Je continue avec les tests matériels proposés par Lecyclo.com. Aujourd’hui c’est un masque anti-pollution qu’il m’est donné d’essayer. Pour moi c’est encore une chance que de tester ce matériel. En effet, je suis malheureusement très sensible au niveau de la gorge et du nez, et si je ne fais pas attention, j’attrape des rhino-pharyngite à tour de bras et à force, elles sont de plus en plus longues et difficiles à guérir.

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Masque anti-pollution: on voit bien la barrette métallique qui sert à le régler autour du nez

Quel rapport me direz-vous? Nombre de mes rhino sont liées à mes balades en vélo à cause de la poussière ou du pollen. On pourrait croire en Bretagne que sur les chemins, notamment de halage autour de Rennes, l’on n’ait pas trop à craindre la poussière mais en réalité, il n’y a que peu de jours de pluie et peu de quantité d’eau qui tombe. Donc, cela sèche vite et les chemins secs sont très poussièreux. Quand je vois l’état de mon vélo après quelques kilomètres, recouverts d’une fine pellicule de poussière, je n’ose imaginer l’état de mes poumons. L’an passé, je n’avais pu faire de vélo en juillet-août à cause de la poussière, la première balade de l’été m’avait complètement bloqué la gorge.

Bref, passons donc à l’intérêt de ce masque anti-pollution. Composé d’un masque en lycra élastique et d’un filtre aux charbons actifs, il est donné pour filtrer les gaz d’échappements, les poussières et les pollens tout en évitant un maximum la contamination bactériologique.

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Le masque avec ses valves et la barrette métallique

Pour les bactéries, il faudrait ajouter des tests en labo, mais ce n’est pas mon rôle!

Je vais d’abord partir des généralités avant d’aller dans des détails selon l’utilisation.

Généralités.

Dès que je l’ai reçu dans sa petite boîte, je me suis tout de suite dit, mais qu’en est-il de la buée avec des lunettes. J’ai donc fait l’essai dans mon salon et oui, cela fait de la buée sur les lunettes. Mais bon, c’est un test statique, pas très concluant. En effet, en le testant sur mon vélo, dès que l’on roule, même à faible vitesse, il n’y a pas de buée sur les lunettes. Un tout petit peu quand vous vous arrêtez, mais elle repart dès que vous repartez! Bref, aucun soucis de ce côté là. De plus, avec l’élément en métal qui permet d’épouser la forme du nez et en le pliant vous pouvez limiter voire supprimer la sortie d’air par au-dessus.

Ensuite, la fixation en scratch derrière la tête est très aisé à mettre et à régler et n’engendre aucune gêne par rapport à d’éventuelles lunettes ou un casque de cycliste. Son positionnement sur le visage va par contre être plus délicat notamment si vous le portez ou non avec des lunettes. En effet le masque est fait pour reposer sur la partie osseuse de la crête du nez et dans ce cas rien de particulier.

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Le scratch pour le fixer: une fois mis ensemble, ça bouge pas!

Si comme moi, vous portez en permanence des lunettes pour faire du vélo, cela va être plus compliqué. En effet, soit vous faites reposer le masque sur la partie en cartilage de la crête du nez et à force cela créé une petite gêne. Soit vous le faites reposer sur la partie en os mais là il va rentrer en concurrence avec les lunettes. On peut essayer de poser les lunettes sur le masque mais cela créé un courant d’air peut agréable dans les yeux. (Oui vous allez dire que je suis une petite nature!). Par contre dans tous les cas, il n’y aura pas de problème de buée, c’est important! Pour résumé, cela va avoir donc un impact par rapport à la longueur du trajet.

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Avec des lunettes, on est obligé de le mettre sur le bout du nez!

Enfin, le plus important, son efficacité, élément primordial et qui m’a positivement ravi. J’ai fait 3 essais, un en ville sur un Vélostar pour un déplacement court, un sur le bord de La Vilaine pour une balade courte (14km) et un autre sur le bord du canal Ille et Rance pour une balade moyenne (30km).

Pour les 3 essais, les résultats pour moi sont les mêmes, le filtre à poussière et particules est très efficaces et je rentre sans avoir mal à la gorge, le nez qui me gratte, les poumons en feu, bref, filtre très efficace!

Le filtre est démontable et il est conseillé de le rincer une fois par mois à l’eau chaude. Il est prévu pour durer 6 mois dans des conditions normales de circulations (donc pas sur le périph aux heures de pointes). Toutefois, si vous roulez sur le périph aux heures de pointes, vous pouvez commander un deuxième filtre dès à présent pour le remplacer quand il sera trop encrassé!

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Les deux « vis » qui permettent de démonter le filtre (1/4 tour)

Usage et essai en ville.

En ville, l’on fait  majoritairement des déplacements très courts pour aller d’un point à un autre. A Rennes, j’utilise les Vélostar pour me rendre en centre-ville ou m’y déplacer. Ce sont des déplacements qui dépassent rarement 15 à 20 minutes. Pour ces déplacements qu’elle que soit la manière dont est positionné le masque (partie cartilagineuse ou partie osseuse), cela ne va pas avoir trop d’impact, la gêne ne s’installant pas immédiatement. Ensuite, il est aisé de ranger le masque dans son sac ou de l’accrocher avec son casque (si on le garde avec soit), il est fortement déconseillé de laisser son masque trainer à la poussière ce serait contre-productif. Bref, il a un usage et une conception tout à fait adaptée à la ville.

Usage et essai en balade.

Bon, il est vrai que je le dévoie un peu le masque de l’usage prévu. Alors là, il reste toujours aussi efficace sur les longues distances mais il y a quelques particularités à préciser.

D’abord, le bon côté du masque concerne l’humidification de l’air que l’on respire. Vous le savez peut-être, nos poumons ont besoin d’un air saturé en humidité. Or pour cette humidité, souvent c’est au niveau de la bouche ou du nez que l’on en charge l’air, ce qui nous dessèche la bouche ou la gorge. Avec l’usage du masque, on respire quasiment exclusivement par la bouche (je reviendrai en dessous sur le débit volumétrique) et si lors des premières ventilation on sent la bouche se dessécher, rapidement le filtre est humidifié par l’air expiré et donc les inspirations suivantes récupèrent un air déjà humidifié et l’on ne se dessèche plus. Cela permet une respiration plus aisé. Il faut par contre se méfier car cela diminue la sensation de soif or on perd toujours autant d’eau en transpirant et il faut la renouveler!

Pour l’eau justement, en balade, on a besoin de boire régulièrement et avec le masque ce n’est pas aisé. Il est nécessaire de le mettre légèrement de côté ou de l’enlever pour se faire. Vous allez me dire, que ce n’est pas prévu pour être utilisé dans ce cas et vous aurez bien raison!

Ensuite, pour le débit volumétrique. Le masque fait quand même légèrement barrière à l’air (nécessaire pour filtrer les poussières) en faisant passer l’air par des passages microscopiques. De fait, nos poumons mettront plus de temps à se remplir. Par contre les valves d’expiration permettent un vidage des poumons quasiment à vitesse maximale. Du fait que l’on avale moins d’air, il peut y avoir de léger essoufflement si l’on force vraiment beaucoup à certain moment. Cela reste toutefois très léger.

Enfin le dernier point, je reviens sur son positionnement. Pour les balades sur de long trajet, s’il est posé sur la partie cartilagineuse de l’arrête du nez (donc avec des lunettes ou autre), il va finir par engendrer une légère gêne voire une petite douleur car finalement c’est son poids qui repose sur le nez et la peau frotte aussi un peu contre le tissus ou le filtre. Cela nécessite de trouver le meilleur réglage pour réduire cette gêne au minimum. Pour ma part, en le desserrant, j’ai réussi à trouver une position à peu près confortable.

Du coup, pour les balades, je pense qu’il pourrait être question de rajouter une fixation qui se scratcherai sur le sommet de la tête pour que le poids soit tenu par la fixation et non repose sur le nez. Je pense ajouter un petit carré de mousse sur le filtre pour que cela repose plus facilement sur le nez ! Sinon, il faudrait demander aux concepteurs de rajouter une attache qui se fixerait au dessus de la tête et qui donc soulagerait le poids du masque reposant sur le nez!

Vous n’aurez pas ce soucis si vous le mettez sur la partie osseuse du nez!

En conclusion.

Un très bon produit qui remplit complètement son rôle de filtre contre la poussière, les particules d’échappements et les pollens. Il est très pratique à utiliser dans le cas de l’usage pour lequel il est prévu, c’est à dire la ville!

Pour les longues balades, si vous en avez vraiment besoin comme moi, il nécessite à mon avis l’ajout d’un petit bout de mousse pour réduire l’effort sur le nez.

Voilà, rendez-vous sur le site Lecyclo et plus particulièrement sur la page du masque (24,99€) s’il vous intéresse. Il est disponible en différentes tailles M ou L et vous pouvez commander également des filtres supplémentaires au besoin (9,99€ au 6/09, promotion en cours!) si vous roulez beaucoup dans des villes au trafic très chargés!

Vous pourrez retrouver tous les autres produits Setlaz par ici.

Profitez du vélo et protégez votre santé!