Londres, (ma) ville du vélo ?

Quand j’étais petit, sur une île dans l’océan indien où les transports en commun étaient très peu développés, mon papa allait tous les jours au bureau à vélo. A l’époque, mes parents n’avaient qu’une seule voiture, c’était donc plus pratique, ma mère nous amenait à l’école et mon père allait en vélo au travail.

On habitait en ville, son bureau devrait être à moins de 30 minutes de vélo, il faisait quasiment toujours beau, ça devait vraiment être bien. En tout cas, c’est le souvenir que j’ai gardé. A l’époque, je ne crois pas qu’il y avait une idéologie écologique, juste une envie de faire du vélo tous les jours. La ville était également très fréquemment encombrée par des embouteillages, le vélo était donc bien plus rapide que la voiture.

Adulte, j’ai atterri à Paris et comme de nombreux parisiens, j’ai pris le vélib. Je le prenais pour les petits trajets, le dimanche pour me balader mais pas pour aller au bureau. J’habitais Levallois et travaillais à Gare de Lyon, c’était trop loin pour le faire sur un vélo aussi lourd que le vélib (et peu confortable quand on a connu des bons vélos). Puis, Yann m’a cédé son commencal et j’ai commencé à aller au bureau en vélo.

Toujours le même plaisir de venir en vélo :)

Mais j’étais plus gêné qu’autre chose par le VTT, trop beau pour que je le laisse dans la rue (et trop confortable pour ne pas prendre de risques, j’aurais l’occasion d’en parler). Alors, quand j’ai su que je déménageais à Londres, je me suis dit qu’il me fallait un vélo pour cette occasion. Un vélo que je n’aurais pas peur de laisser dans la rue et qui serais mon moyen de transport. Je savais que les transports à Londres étaient très chers et peu pratiques, tout faire en vélo serait donc réellement justifié.

Alors, pendant les vacances de Noël, j’ai acheté un vieux vélo, et avec l’aide de Yann et de mon papa (avec qui nous faisons encore du vélo fréquemment), je l’ai poncé, repeint, j’ai acheté des roues, enlevé les vitesses, et j’avais mon single speed.

On est passé de ça :

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À ça :

Mon mode de transport dans Londres !

 

Bien sûr, il rest beaucoup de travail pour en faire un vrai joli vélo. Les pièces sont actuellement essentiellement des pièces du vieux vélos d’origine ou des pièces récupérées pour que le coût initial n’ait pas été trop élevé.

Alors, voilà, enfant et adolescent, j’ai toujours fait du vélo. J’ai ensuite repris à l’âge adulte et je suis maintenant pas trop mauvais en VTT.  Mais je suis un complet débutant en ville (encore plus sous la neige) sur un vélo qui nécessite d’être bien amélioré, dans une ville dont vous allez voir qu’elle possède une certaine culture du vélo.

Bref, ça va en faire des sujets d’articles. Dans le prochain, j’essaye de voir si Londres est une vraie ville de vélos ou non.

Update : Après discussion, l’environnement a toujours été une motivation chez mon père pour le vélo. Ce sont mes souvenirs d’enfants qui ne voyaient que l’aspect ludique.